L’autoconsommation collective est un modèle de partage d’électricité à l’échelle locale. Ainsi, des producteurs d’énergies renouvelables vont vendre (ou céder gratuitement) leur production à des consommateurs voisins. Chacun peut facilement rejoindre un projet pour participer à la transition énergétique de son territoire.
Afin de rendre l’autoconsommation collective (ACC) plus accessible à tous, Enogrid a collaboré avec Margot Rat-Patron, facilitatrice graphique, pour créer 3 facilitations graphiques. Découvrez les 2 autres réalisations : « Pourquoi choisir l’ACC ? » et « Chronologie d’un projet d’ACC ».
Une opération d’autoconsommation collective réunit 2 types d’acteurs :
Depuis son apparition dans le droit français en 2016, l’autoconsommation collective a transformé notre rapport à l’énergie. Grâce à ce modèle, des producteurs vendent ou donnent leur électricité en direct à des consommateurs voisins.
L’autoconsommation collective est un modèle encadré juridiquement par l‘article L315-2 du code de l’énergie.
L’autoconsommation collective « étendue » autorise une distance de 2 km entre les deux sites participants les plus éloignés. Selon des exceptions détaillées dans cet article, certaines opérations peuvent aller jusqu’à 20 km, ou jusqu’au territoire d’un EPCI.
Si l’opération d’autoconsommation collective rassemble plusieurs bâtiments, la puissance est limitée à 5 MW. Sur dérogation, la limite peut être élevée à 10 MW.
La Personne Morale Organisatrice (PMO) est une entité dont la forme juridique est libre (par exemple une association, une copropriété ou une coopérative). Elle lie entre eux les participants de l’autoconsommation collective, et assure la transmission des infos avec le Gestionnaire de Réseau de Distribution (Enedis). Au sein d’une autoconsommation collective, le nombre de participant est illimité.
Nous avons défini 3 typologies d’opérations d’autoconsommation collective qui se différencient selon les acteurs impliqués :
Un consommateur dans une opération ouverte possède 2 contrats et reçoit donc 2 factures d’électricité :
La répartition entre ce qui a été autoconsommé (consommé localement) et alloconsommé (consommé via le fournisseur classique) est calculée par le GRD. Ainsi, chaque mois avant la facturation, le GRD informe le producteur local et le fournisseur de ce qui a été consommé.
En 2017, 4 sites pilotes nationaux ont été sélectionné pour tester l’autoconsommation collective en France. Ces projets pionniers, sont toujours actifs aujourd’hui, et celui de Partag’élec (Pénestin) continue même de s’agrandir.
Depuis cette première phase d’expérimentation, le modèle a largement fait ses preuves et le nombre d’opérations actives en France augmente très rapidement. En 2025, on compte plus de 1 100 opérations actives. Ainsi, 1 700 producteurs partagent leur électricité verte localement avec plus de 10 600 consommateurs. En moyenne, il y a 2 producteurs et 10 consommateurs par opération.
Avec le soutien de l’ADEME, une carte nationale a été développée pour recenser les projets d’autoconsommation collective à la recherche de consommateurs. Vous pouvez vérifier s’il y a un projet près de chez vous sur le site monenergiecollective.fr.
Que vous soyez un particulier ou un professionnel, l’autoconsommation collective vous offre l’opportunité de vous engager concrètement dans une démarche collective et locale, tout en soutenant la transition énergétique et en baissant vos factures d’électricité. Alors consultez la carte, trouvez un projet près de chez vous, et devenez dès aujourd’hui un consom’acteur !